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Investissement locatif à Lanzarote : rendement réel, licence touristique et ce que les agences ne disent pas

  • Photo du rédacteur: Véronique Garnier
    Véronique Garnier
  • il y a 2 jours
  • 7 min de lecture

Lanzarote attire chaque année un nombre croissant d'investisseurs francophones. Le discours ambiant est séduisant : climat exceptionnel, fiscalité allégée, plus de 3 millions de touristes par an, prix encore compétitifs face aux Baléares ou à la Costa del Sol. Tout cela est vrai. Mais entre les chiffres affichés sur les portails immobiliers et la rentabilité réelle que vous encaisserez chaque année, il y a un écart que peu d'agences prennent le temps d'expliquer honnêtement.


Après 14 ans sur le terrain à Lanzarote, voici ce que nous disons à nos clients avant qu'ils signent — pas après.


Pourquoi Lanzarote est structurellement bien placée pour l'investissement locatif

Avant de parler de chiffres, il faut comprendre pourquoi Lanzarote n'est pas une destination touristique comme les autres. L'île est classée Réserve de Biosphère par l'UNESCO depuis 1993. Grâce aux règles d'urbanisme héritées de l'artiste César Manrique, aucun immeuble de plus de deux étages n'y a été autorisé, aucun panneau publicitaire ne défigure les routes, aucune zone balnéaire n'a été livrée à la spéculation de masse. Conséquence directe pour un investisseur : le foncier est rare, la construction neuve est limitée, et la pression touristique est constante toute l'année.


Ce n'est pas le cas de Fuerteventura ni de certaines zones de Ténérife, où la suroffre locative peut peser sur les prix. À Lanzarote, la demande excède structurellement l'offre disponible, notamment dans les zones côtières prisées. C'est le premier facteur de sécurité pour un investissement locatif.


Le deuxième facteur est la saisonnalité atténuée. Contrairement aux destinations méditerranéennes françaises ou espagnoles qui vivent essentiellement d'une saison estivale de trois mois, Lanzarote bénéficie d'un afflux touristique réparti sur douze mois. Les mois de janvier, février et mars attirent massivement les Européens du nord qui fuient l'hiver. L'été reste actif. L'automne également. Un bien bien positionné et bien géré peut viser des taux d'occupation annuels entre 70 et 85 %, ce qui change radicalement les calculs de rentabilité.


La rentabilité réelle : ce que les chiffres bruts cachent

Les portails et certaines agences avancent volontiers des rendements bruts de 6 à 8 % pour l'investissement locatif touristique aux Canaries. Ces chiffres ne sont pas faux, mais ils sont incomplets. La rentabilité brute, c'est le loyer annuel divisé par le prix d'achat. La rentabilité nette, c'est ce qui reste dans votre poche après déduction de toutes les charges réelles.

Voici ce qu'un investisseur non-résident doit intégrer dans son calcul pour un appartement acheté 250 000 euros à Lanzarote et loué en saisonnier.


Les charges fixes annuelles comprennent l'IBI, la taxe foncière espagnole, qui représente généralement entre 400 et 800 euros selon la valeur cadastrale du bien. S'y ajoutent les frais de copropriété, qui varient considérablement selon les résidences : de 100 euros par mois pour une résidence simple à plus de 300 euros par mois pour un complexe avec piscine, jardins et gardiennage. Les primes d'assurance habitation tournent autour de 300 à 500 euros annuels. L'IRNR, l'impôt sur les revenus des non-résidents, est dû chaque année en Espagne, que vous louiez ou non : pour un bien loué, il s'applique à 19 % sur les revenus locatifs nets pour les résidents européens.


Les charges variables incluent la commission de la plateforme de réservation, Airbnb ou Booking, qui prélève entre 15 et 20 % du loyer brut. Si vous déléguez la gestion à un gestionnaire local, comptez entre 20 et 30 % supplémentaires sur les revenus. L'entretien courant, le remplacement du mobilier et les petites réparations représentent en moyenne 1 à 2 % de la valeur du bien par an. Enfin, les périodes de vacance locative, même courtes, amputent le revenu annuel.


En pratique, pour un appartement générant 18 000 euros de loyers bruts annuels, la rentabilité nette après toutes charges se situe entre 4 et 5,5 %. C'est un rendement sain, supérieur à la moyenne française, mais il faut le calculer honnêtement dès le départ. Les investisseurs qui raisonnent uniquement sur le rendement brut sont souvent déçus à la première déclaration fiscale.


La licence touristique : le point que personne ne vérifie assez tôt

C'est sans doute le sujet le plus critique pour un investisseur locatif à Lanzarote, et le plus souvent mal compris ou minimisé.


Pour louer votre bien à des touristes à la nuit ou à la semaine, vous avez besoin d'une licence touristique, appelée en espagnol Vivienda Vacacional. Sans cette licence, toute location de courte durée est illégale, passible d'amendes pouvant dépasser 18 000 euros aux Canaries, et les plateformes comme Airbnb ou Booking peuvent bloquer votre annonce à tout moment sur signalement.


Ce que beaucoup d'acheteurs ignorent : la licence n'est pas attachée à la personne, elle est attachée au bien. Et surtout, elle n'est pas automatiquement accordée. Plusieurs critères doivent être réunis.


Le bien doit être classé comme résidentiel à usage d'habitation, et non comme logement soumis au régime de copropriété touristique, qui interdit dans certains cas les locations indépendantes. Certaines résidences à Lanzarote, notamment les complexes construits à destination touristique dans les années 1990 et 2000, disposent de statuts juridiques qui réservent la gestion locative à l'opérateur de la résidence. Dans ces cas, vous ne pouvez pas louer en direct sur Airbnb.


Par ailleurs, certaines communes de l'île ont mis en place des moratoires sur les nouvelles licences touristiques dans des zones spécifiques. Le but affiché est de limiter la pression sur le parc locatif résidentiel et de contrôler la concurrence faite aux hôtels. Ces moratoires évoluent, et la situation d'un quartier peut changer entre le moment où vous visitez le bien et celui où vous signez.


Enfin, la licence est délivrée sous condition que le bien réponde à des normes précises : superficie minimale, équipements obligatoires, extincteurs, trousse de secours, livret d'accueil en plusieurs langues, entre autres. Un audit préalable du bien est nécessaire avant de déposer le dossier.


La bonne pratique est donc la suivante : avant de signer le contrat d'arrhes sur un bien que vous comptez louer, vérifiez que le bien peut obtenir une licence touristique, que la copropriété ne l'interdit pas, et que la zone n'est pas sous moratoire. Cette vérification doit être faite par un professionnel local qui connaît la réglementation en vigueur au moment de l'achat.


Ce que les agences ne disent pas toujours

Il existe à Lanzarote, comme ailleurs dans les destinations touristiques espagnoles, une pratique courante qui consiste à présenter l'investissement locatif sous son meilleur angle pour conclure la vente. Quelques points méritent d'être soulevés.


Certains biens affichent une licence touristique existante comme argument de vente. Ce qui n'est pas toujours précisé, c'est que cette licence n'est pas systématiquement transférable lors de la revente. Dans certains cas, le nouvel acquéreur doit redéposer une demande, sans garantie d'obtention si les conditions réglementaires ont évolué entre-temps. Demandez toujours une confirmation écrite sur la transférabilité de la licence avant de signer.


D'autres biens sont présentés avec des projections locatives optimistes, basées sur les meilleures semaines de l'année ou sur des taux d'occupation théoriques. Demandez à l'agence les chiffres réels des douze derniers mois si le bien était déjà loué, ou basez vos calculs sur un taux d'occupation conservateur de 65 % plutôt que sur les 85 % mis en avant dans les présentations.


Enfin, les charges de copropriété méritent une vérification systématique avant signature. Dans certains complexes avec piscine, espaces verts et services de gardiennage, elles dépassent 300 euros par mois, soit plus de 3 600 euros par an. Ce poste de charge, jamais mis en avant spontanément, peut réduire significativement la rentabilité nette d'un bien pourtant bien situé.


Les zones les plus rentables pour un investissement locatif à Lanzarote

Toutes les zones de l'île ne se valent pas du point de vue locatif. La rentabilité dépend directement de la demande touristique, de la proximité des plages et des commerces, et du type de bien.


Puerto del Carmen reste la zone la plus demandée et la plus liquide. C'est le coeur touristique historique de l'île, avec plusieurs kilomètres de plages de sable doré, une promenade animée et une forte concentration de restaurants et de commerces. La demande locative y est forte toute l'année, les prix d'achat sont en conséquence plus élevés, mais les taux d'occupation sont les meilleurs de l'île. Un appartement bien situé à Puerto del Carmen peut se louer entre 700 et 1 200 euros par semaine en haute saison.

Costa Teguise offre un profil différent : ambiance plus familiale, plages de qualité, des prix d'achat légèrement inférieurs à Puerto del Carmen. C'est une zone intéressante pour un investisseur qui cherche un meilleur rapport prix d'achat sur loyer potentiel, avec une clientèle plutôt nordique et familiale.


Playa Blanca, au sud de l'île, monte en gamme depuis plusieurs années. La proximité des plages de Papagayo, parmi les plus belles des Canaries, attire une clientèle premium. Les biens de qualité y atteignent des prix élevés, mais les loyers suivent. C'est la zone la plus adaptée à une stratégie de bien haut de gamme à faible volume de rotations mais à tarifs élevés.


Les zones intérieures, Haría, Teguise, la Asomada, attirent une clientèle en recherche d'authenticité et de calme. Les fincas rurales y sont recherchées pour des locations de charme, avec une saisonnalité différente et des prix d'achat encore abordables.


Pourquoi un accompagnement local change tout

Investir à Lanzarote depuis la France sans interlocuteur sur place, c'est naviguer à l'aveugle dans un marché que vous ne pouvez pas voir, dans une langue que vous ne maîtrisez peut-être pas, avec des règles administratives et fiscales différentes des vôtres.


Un accompagnement local compétent vous permet de vérifier la situation juridique et urbanistique du bien avant de vous engager, de valider la faisabilité de la licence touristique sur le bien précis que vous visez, de coordonner les démarches avec le notaire, le gestor et les administrations espagnoles, et de gérer votre bien une fois propriétaire sans avoir à vous déplacer pour chaque problème.


Chez Elite House, nous accompagnons nos clients francophones à chaque étape de leur projet d'investissement : sélection du bien, vérification juridique préalable, obtention de la licence touristique, mise en relation avec les gestionnaires locatifs partenaires, et gestion administrative complète après l'achat. Nos formules de services personnalisés ont précisément été conçues pour que vous n'ayez pas à gérer seul la complexité d'un investissement dans un système différent du vôtre.


Si vous envisagez un investissement locatif à Lanzarote et souhaitez partir sur des bases solides et des chiffres réels, contactez Véronique Garnier pour un premier échange confidentiel et sans engagement.

Téléphone : +34 699 27 83 87Email : veronique@elitehouselanzarote.comSite : www.elitehouselanzarote.com

Elite House — Puerto del Carmen, Lanzarote. Votre investissement commence ici.

 
 
 

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